Edito de la présidente


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Nous vivons une période à la fois passionnante et angoissante. Des réformes touchent en profondeur les institutions territoriales. Les reconfigurations administratives des régions, les fusions d’intercommunalités avec en effet connexe les « absorptions » de syndicats intercommunaux, l’émergence de communes nouvelles entraînent de profondes réorganisations, interrogent les périmètres des politiques publiques, bousculent les gestions financières.

On pourrait se réjouir de cette opportunité à optimiser les méthodes de gestion et revoir les conditions du débat public, à réfléchir collectivement à l’avenir des territoires et repenser le lien avec les partenaires dans le sens de l’intérêt général. N’était le niveau d’impréparation de ces réformes dans leurs modalités d’application concrète, le faible intérêt porté à la gestion des ressources humaines dans ces périodes de profondes mutations, le tout sur un fond d’actualité qui montre la déstructuration du lien social. Alors même que nos collectivités sont riches d’agents de bonne volonté, d’élus à la manœuvre pour la plupart dans une logique d’intérêt général, notamment dans les petites structures où la polyvalence s’impose. Alors même que les réflexes solidaires émergent lors des attentats ou des crises naturelles. Que nos jeunes générations, digital native, adeptes du fonctionnement en réseau, font bouger les lignes avec enthousiasme.

Que les associations professionnelles de territoriaux tentent l’impossible mission d’expression commune sur un socle de valeurs de service public homogène. Ne gâchons pas ces potentiels et instillons une nouvelle façon de voir les choses, infléchissons notre management hiérarchique au profit de méthodes plus collaboratives, réinstaurons la confiance et le goût de l’œuvre commune.


Claude Soret-Virolle


Il faut avoir une musique en soi pour faire danser le monde
Friedrich Wilhelm Nietzsche


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